Aout 1969 soirée chez Philippe Cullard

Août 1969

 

La soirée chez Philippe Cullard

 

          Cette soirée restera gravée dans ma mémoire, pour différentes raisons. Nous étions une dizaine de joyeux lurons dans la maison des parents de Philippe. L’après-midi avait passé très vite, trop vite et je n’avais pas envie de quitter Gilles. Je me sentais étrange, mon corps depuis si longtemps sans réaction, ce que j’entretenais d’ailleurs, vibrait au moindre geste de mon compagnon. Philippe nous a donné la clé de la chambre et j’avais la sensation d’être une autre. J’étais nerveuse mais bien décidée à ne pas rentrer chez moi. Je me souviens de la robe que je portais ! Elle était noire avec des chaînes dorées et pas facile du tout à enlever. Je ne sais même plus si c’était lui ou moi qui en était venu à bout ! Malgré un début frileux de ma part et l’inexpérience de Gilles, je sombrais peu à peu dans une léthargie langoureuse et voluptueuse. J’avais oublié mon premier époux et sa brutalité. Jusqu’alors, j’ignorais le plaisir, là je fus comblée. Je ne me demandais pas si c’était de l’amour ou une simple attirance physique, j’étais amoureuse !

 

          Comment avions nous pu attendre un an ! Il est vrai que lui était impatient, je savais qu’il se passerait quelque chose mais je reculais toujours ce moment. J’avais trop souffert de mon mariage raté et j’en gardais de terribles séquelles psychologiques. Mais là, j’avais tout oublié si ce n’étaient les caresses qui me faisaient planer. Je nageais dans le bonheur.

 

          Papa n’apprécia pas du tout ma nuit « en extérieur » comme il disait. Il me traitait d’irresponsable. J’avais devant moi un homme en colère, une colère trop vive qui me fit mal. C’était pire qu’une scène d’un homme jaloux ! Mon divorce n’était pas encore prononcé mais cela faisait presque trois ans qu’il était entamé ! Cela ne dura qu’une journée, le lendemain soir nous étions, à nouveau, réconciliés et nous parlions de parapsychologie. Papa était d’une protection excessive envers moi. Je l’adorais alors ce n’était pas grave.

 



Article ajouté le 2008-07-25 , consulté 150 fois

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