Chapitre 3 suite : Nouvelle ahurissante 1969
Nouvelle ahurissante !
Aux dernières nouvelles, mon «
presque ex-mari » se trouverait à Bordeaux, chez son oncle René
Taboni. Maître Schaeffer nous demanda
une nouvelle provision pour prendre un
avocat attaché au Barreau de Gironde ! Ce fut inutile car Jean-Claude
resta introuvable. Le tribunal de Metz demanda également l’audition des
témoins : ils étaient cinq, j’en parlerai plus tard. Les gendarmes se
présentèrent plusieurs fois chez la famille Lauer mais personne ne savait où se
trouvait Jean-Claude.
Un mois plus tard, je tombai par
hasard, au centre de Metz,.sur la famille Wagner de Charleville sous bois, amis
des Lauer. Ils allaient passer en m’ignorant volontairement, quand la femme
s’adressa à moi violemment :
- Comment avez-vous osé faire cela à
Marie ?
- Si vous parlez de mon fils, c’est
tout à fait normal que je l’aie récupéré !
- Est-ce normal aussi de refuser que
son grand-père avant de mourir ne puisse le voir ?
- Quoi ! Quand Louis Lauer
est-il décédé ?
- Ne faites pas semblant de ne pas le
savoir, vous avez renvoyé Marie de chez vos parents en disant que le petit
n’avait plus de grand-père !
Incroyable ! Marie avait été
abominable jusqu’au bout ! Elle avait même été capable de mentir à son
mari dans les derniers moments de sa vie !
- Un jour Marie paiera tout le mal
qu’elle a fait et qu’elle fera encore car c’est sa seconde nature… Tous ses
mensonges se retourneront contre elle…
Madame Wagner dut comprendre sa
méprise, sans vraiment y croire, mais je ne lui laissai pas le temps de
répondre, je fis demi-tour et m’en allai.
Je rentrai chez moi complètement
bouleversée. Louis était quelqu’un de gentil, il n’admettait pas l’attitude de
son épouse mais il ne la contrariait pas. C’était sa façon d’avoir la paix. (Il
s’avèrera plus tard que cette attitude était héréditaire… Même si ce n’était
pas en ligne directe ! Un autre chapitre de vie !)
Mes parents tentèrent de me consoler
en m’expliquant que Louis devait savoir ce dont sa femme était capable … Je
n’étais pas convaincue. Je pouvais imaginer qu’il désirait voir son petit-fils
mais pas que son épouse, dans cet ultime moment de vie, pouvait lui mentir.
S’il l’avait cru, il était parti en me maudissant…. Comment cette femme
pouvait-elle être habitée d’une telle haine jusque devant la mort !
J’imaginais le désespoir de Louis et j’eus les larmes aux yeux.

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