chapitre 3 suite : week-end explosif pour Michel! 1969
Week-end explosif !
Un mois avait passé quand Michel
arriva au bureau, la mine défaite. Sa femme avait eu crise d’hystérie et faillit
se jeter par la fenêtre du troisième étage. ! Il avait emmené en
catastrophe sa fille dans le midi, chez
les grands-parents. Il avait roulé toute la journée du dimanche et la nuit, d’où
son retard. Le directeur lui dit de rentrer chez lui et de se reposer, mais il
refusa.
A midi il me demanda s’il pouvait m’accompagner
à la pizzeria. Je n’y vis aucun inconvénient. Il avait certainement besoin de
parler. Ce fut le cas.
Samedi il devait aller au cinéma avec
sa fille. Comme il y avait un monde fou dans la file, il avait remis la séance
cinéma à un autre jour et emmena la petite à l’esplanade pour voir les cygnes
et faire une promenade. Le temps avait brusquement changé alors ils étaient
rentrés plus tôt que prévu.
Il trouva sa femme au lit avec un
copain ! Il le vira brutalement et sa femme piqua une crise ! Il lui cria
de se taire et qu’il allait partir dans le Sud, emmener la petite chez ses
grands-parents jusqu’à ce que la situation se stabilise, si toutefois il
restait encore quelque chose à sauver ! Sa femme, complètement hystérique,
s’approcha de la fenêtre, l’ouvrit
brutalement et voulut se jeter du troisième étage ! Il la rattrapa de
justesse et la secoua jusqu’à ce qu’elle finisse par se calmer un peu.
Elle lui dit ensuite qu’elle irait
chez ses parents et qu’il valait mieux qu’ils se séparent s’il ne l’aimait
plus. Comment pourrait-il aimer une femme qui ne cessait de se moquer de lui ?
Il l’avait épousé, contraint, parce qu’elle était enceinte. Ce n’était pas
vraiment un bon départ pour une vie de couple réussie. Elle rétorqua que c’était
pour cette raison qu’elle le trompait. Il n’était pas dupe
Ensuite il avait quitté Metz le dimanche
matin pour le Sud, déposé sa fille, donné quelques explications à ses parents,
puis avait repris la route en sens inverse.
Je l’avais laissé parler sans l’interrompre.
Il s’aperçut de mon silence.
- Je suis désolé, je vous ai ennuyé
avec mes problèmes…
- Pas du tout… Vous devriez vous
reposer aujourd’hui, ne pas travailler.
Monsieur Ackermann lui accorda l’après-midi
et le lendemain toute la journée, il accepta car il nageait en pleine brume !

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