Chapitre 19 suite : Une petite « anecdote » parmi tant d’autres !
Une petite « anecdote » parmi
tant d’autres !
La veille du baptême de la fille
d’Antoinette, Jean-Claude arriva très
tôt à la maison. J’avais profité d’une journée sans pluie et moins froide pour
étendre du linge dans la cour et j’étais en train de le ramasser quand
j’entendis des coups de feu. Mon mari tirait sur les pinces à linge non loin de
l’endroit où je me trouvais. Etait-il devenu fou ? Il avait envie de
dégommer tout le monde selon ses dires ! Je n’avais pas envie de passer de
vie à trépas pour une simple mauvaise humeur du moment ! Je le priai de
ranger cet engin. J’avais horreur des armes ! C’était une acquisition que
je n’avais pas cautionnée. Je pensais même qu’il s’en était débarrassé. Il
avait laissé ce fusil chez ses parents
donc il venait de chez eux ! Et évidemment il avait un peu forcé sur le pastis !
Cela ne finirait-il donc jamais ? Il se mit soudain à pleurer et à se
lamenter :
- Tout est fichu….Je ne travaille
plus pour SORETRA…Je ne faisais soit disant qu’un remplacement….
Bizarre ! Il semblait si
enthousiaste la semaine dernière ! Je n’avais aucune envie de le consoler.
J’appris le lendemain qu’il avait été renvoyé parce que le patron l’avait
surpris ivre au volant, pas au point de tomber mais il sentait très fort
l’alcool en rendant les clés du camion. Mon mari me rendit responsable de son
licenciement car il se disait stressé par mes continuels reproches. Le bouquet
fut quand je sus que son renvoi ne datait pas de la veille mais de fin
septembre ! Incroyable ! De mauvaise foi jusqu’au bout ! Où
avait-il donc trouvé l’argent de ces deux derniers mois ?
Fin novembre je compris d’où venait sa
« paie » ! Je reçus un jeune couple qui prétendait avoir acheté
notre salon ! J’eus beaucoup de mal à les mettre à la porte car ils
avaient payé un acompte à mon mari ! Le lendemain matin, un homme disait
avoir acheté la voiture ! Je finis par ne plus ouvrir la porte !

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