Chapitre 19 suite : L'après visite de mes parents
L’après visite
Mes parents venaient juste de partir quand
Marie m’apostropha violemment :
- Qu’est-ce qu’ils voulaient ceux
là ? De quoi se mêlent-ils ? Mon kiki tu ne vas pas nous quitter, tu
ne peux pas nous faire un tel chagrin à cause de ces gens plein de fric ?
Je n’eus pas le temps de riposter,
Jean-Claude me devança :
- Mes beaux-parents ne sont pas des
fous ! Maman arrêtes ! Je dois subvenir aux besoins de ma famille, je
suis resté trop longtemps à vous écouter…J’ai une femme, un fils…
- Une femme ! Cette mijaurée,
fille à papa ! Tu la préfères à ta maman qui s’est toujours aussi bien
occupée de toi ! Renvoie-la chez elle ! Nous prendrons soin de toi et
de ton fils…
Là elle dépassait les bornes !
Personne ne me prendrait mon fils ! Si je devais partir, ce serait avec
lui ! Marie ne se contenait plus, même son mari n’arrivait plus à la
calmer. Jean-Claude tentait de la raisonner, en vain. Elle me lança des
injures :
- Petite putain, tu veux faire la loi
chez moi ! Mon fils ne t’a jamais aimé, il sortait avec une autre trois
mois avant votre mariage…Dis-lui mon kiki que tu es amoureux d’une autre…
Je n’avais jamais vu mon mari dans
une telle colère. Il était à la limite d’exploser. Elle n’avait pas le droit de
dire une telle chose ! Comme elle continuait, il secoua sa mère et Louis
tenta de s’interposer. Jean-Claude, fou de rage, empoigna le landau et le jeta
sur son père ! Je n’avais jamais vu un tel déchaînement de haine ! J’étais
écoeurée et me demandai ce que je faisais au milieu d’une telle scène !
Jamais je n’aurais pu imaginer une telle brutalité ! Marc, dans la
chambre, se mit à pleurer. Je le pris dans mes bras, l’enveloppait dans une
couverture et m’apprêtai à quitter l’appartement. Marie m’aperçut et se jeta
sur moi pour me barrer le passage. Je n’allais quand même pas partir avec son
petit-fils, elle hurlait :
- Il est à moi ! Sans mon fils
il n’existerait pas !
Exaspérée par cette folle furieuse je lançais un pieux mensonge pensant que par la surprise elle me ficherait la paix :
- Ce n’est pas le fils de Jean-Claude !
Mon époux, surpris par cette phrase,
s’arrêta net au milieu du couloir. Il me prit par le bras et m’entraîna dans la
chambre. Il voulait comprendre. Je lui expliquai le pourquoi de ma phrase. Je
n’en pouvais plus. S’il ne partait pas avec moi tout de suite, je quitterai
l’appartement seule avec mon fils…Est-ce que je ne l’aimais plus ? Si,
mais j’en avais marre de cette vie. Il décida donc que nous retournerions chez
nous malgré les cris et les pleurs de ses parents.
Toute cette mascarade, ce despotisme
immonde me rendait malade ! La phrase de ma belle-mère trottait également
dans ma tête car Jean-Claude n’avait rien dit de plus à ce sujet. Je voulais
d’abord quitter l’enfer, le reste suivrait.
Grâce à l’argent remis par mes
parents, je fis rentrer du fuel pour le poêle et des vivres qui nous permirent
d’attendre que mon mari touchât son salaire après son réemploi à la SNCF.

Commentaires